Médiation et confidentialité : pour une autre lecture
La confidentialité est au cœur de la médiation — mais elle est souvent réduite à sa seule dimension procédurale : protéger les échanges des parties pour qu’ils ne soient pas réutilisés dans un procès ultérieur. Cet article propose d’aller plus loin.
À partir d’une lecture attentive des évolutions législatives les plus récentes, dont le Décret du 18 juillet 2025 réformant les modes amiables, l’auteure développe une conception élargie de la confidentialité, qui intègre aussi sa dimension psychique : protéger non seulement les droits des parties, mais les parties elles-mêmes, dans ce qu’elles acceptent de livrer d’intime au cours du processus.
Cette perspective renouvelle les questions classiques : quelles informations sont protégées ? Qui sont les personnes concernées, y compris les tiers comme l’employeur ou les professionnels aidants ? Et comment mettre en œuvre concrètement cet engagement, de l’accord initial à la levée de confidentialité ?
A propos de l’auteur
Martin Oudin est médiateur, membre du SYME (Syndicat professionnel des médiateurs). Son domaine d’intervention privilégié est la relation de travail. Il intervient auprès des entreprises, des associations, des collectivités territoriales. Il accompagne aussi bien les relations interpersonnelles que les relations collectives, lorsque ces relations sont conflictuelles, dégradées ou simplement menacées par des changements organisationnels. Il forme à la médiation et aux risques psychosociaux à l’Université de Tours, auprès de professionnels en formation continue et d’étudiants en psychologie du travail.
oudinmartin@gmail.com
06 01 01 67 45
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